Descendant

Publié le 2 Décembre 2013

Descendant

Mon cœur qui bat est plus ancien que mon souffle.

Mon souffle est plus ancien que les mots sur le bout de ma langue, qu'il porte au delà de ma pensée.

Ces mots, dans le réel, sont plus anciens que mon cœur qui bat.

Ce sont des traces de vérité, à jamais énigmes, abandonnés derrière eux par ceux plus anciens que la naissance de mon cœur.

Je suis le descendant de ces mots, ensevelis dans ma pensée, jetés dans le langage du jour, ou, couchés sur le papier.

Le descendant, vers le silence à jamais.

PH.

Rédigé par Nathanaël

Publié dans #ecrits

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Erin 16/12/2013 23:10

Je me pose souvent des questions sur l'utilité des mots, ce besoin de dire...
Le silence n'est-il pas préférable ? Et pourtant, cette nécessité de dire au plus juste !
Oui, d'où viennent ces mots qui ne m'appartiennent pas ? Souvent on veut me faire taire quand je dis cela. J'agace par ma volonté de discrétion. J'aime ce texte qui place les choses;

Erin (Carmen) 10/01/2014 00:22

Oui, le silence, parfois; L'expression authentique, les mots trouvés au plus près du coeur, le silence qui les mûrit ou permet aux pensées parasites de se déposer (si on ne les entretient pas). En ce début 2014 je te souhaite une douce année, Nathanaël.
Erin (qui pourtant commence toujours l'année dans l'effervescence des pensées, des souvenirs)

Nathanaël 17/12/2013 10:35

Qu'importe les mots. Les chants. Les dessins. Les photos. La danse. La musique...
Si ce n'est l'expression d'un amour de la vie.
Et cet amour là il ne faut pas le chercher, mais il faut chercher et clarifier tout ce qui en nous fait obstacle à ce qu'on le trouve.
Le silence , la discrétion , pour moi font partie du chemin.
Bonjour Erin.

Laurence 09/12/2013 21:02

Et quels mots transmettrons-nous Nathanaël ? Toi, on le sait déjà et comme ils seront bons pour ceux qui en hériteront. Mais nous autres, les sans paroles ?

Nathanaël 17/12/2013 10:37

Toi, une sans paroles ? Laurence !
Oui et que contiendrons les mots que nous transmettrons ?
Quant à toi je ne fais pas de soucis !
Sourire.

Cardamone 05/12/2013 23:33

Enigmes du descendant ou légèreté de l'instant, c'est toujours beau quand tu en parles.

Nathanaël 06/12/2013 11:21

Me voilà silencieux soudain.
Sourire Cardamone.

Jonas D 03/12/2013 14:40

Des mots en torrent du fond de nous, des temps où seule la voix intérieure régnait, bien avant les onomatopées et les fresques sur la pierre. Ces mots là... en attendant le silence, lui-même habité. Tes mots pour ma part résonnent avec force. Amitiés.
Jonas

Nathanaël 06/12/2013 11:19

Ces mots là sont paléolithiques, sans doute encore imprégnés de gravures rupestres. Et nous sommes juste des cueilleurs-chasseurs.
Amicalement Jonas.

eva 03/12/2013 11:35

Les mots sont comme la mer... ils nous portent, nous bercent, parfois nous menacent. De même que toute vie vient des fonds marins, nous avons nos origines dans la houle des mots, ceux de notre famille, ceux de notre tribu... A bientôt Nathanaël...

Nathanaël 06/12/2013 11:16

Le contenu de chaque mot est une mer à lui seul.
Bonjour Eva.

Pascale 03/12/2013 10:25

Oui le poids des mots...
Je reste sans... mot-dire...

Pascale 03/12/2013 11:07

;)
Bises Nathanaël

Nathanaël 03/12/2013 10:45

Ni maudire ... je le souhaite ?!
Bonjour Pascale.

Fanny 02/12/2013 18:56

Nathanaël , je suis toujours là même si mes mots restent dans l'ombre.
Je lis, je relis. Tes textes. Tes poèmes. Ils me parlent mais je ne sais parfois qu'en dire.
Merci.
Je sens que ce ne sont pas des "histoires " mais un chemin, de réflexion, de clarification comme tu l'as dit par ailleurs. La recherche d'une source, la tienne. Sache que cela nourrit ma propre recherche.
Merci encore.
Fanny.

Nathanaël 03/12/2013 08:47

Chacun à son chemin et je suis heureux Fanny, que les nôtres se croisent ici.
Si ces textes jalonnent la route de tes lectures et que tu en humes un du regard de temps en temps c'est moi qui t'en remercie.
Bonjour Fanny.

Juliette 02/12/2013 18:29

J'aime cette idée de ces mots déjà habités, qui nous sont transmis avant notre vie elle même, leur contenu nous échappe, nous les transmettons à notre tour. Avant le silence définitif.
C'est ainsi que je lis ton poème Nathanaël. Et cette idée de descente vers ...

Nathanaël 03/12/2013 08:43

Oui les mots déjà habités, belle image. Ils sont nos ascendants. Nous naissons pétris d'eux, de ceux de nos parents, une destinée pré-tracée, à nous de nous les approprier dans le temps de notre rythme cardiaque.
Bonjour Juliette.