Descendant

Publié le 2 Décembre 2013

Descendant

Mon cœur qui bat est plus ancien que mon souffle.

Mon souffle est plus ancien que les mots sur le bout de ma langue, qu'il porte au delà de ma pensée.

Ces mots, dans le réel, sont plus anciens que mon cœur qui bat.

Ce sont des traces de vérité, à jamais énigmes, abandonnés derrière eux par ceux plus anciens que la naissance de mon cœur.

Je suis le descendant de ces mots, ensevelis dans ma pensée, jetés dans le langage du jour, ou, couchés sur le papier.

Le descendant, vers le silence à jamais.

PH.

Rédigé par Nathanaël

Publié dans #ecrits

Commenter cet article
E
Je me pose souvent des questions sur l'utilité des mots, ce besoin de dire...
Le silence n'est-il pas préférable ? Et pourtant, cette nécessité de dire au plus juste !
Oui, d'où viennent ces mots qui ne m'appartiennent pas ? Souvent on veut me faire taire quand je dis cela. J'agace par ma volonté de discrétion. J'aime ce texte qui place les choses;
Répondre
E
Oui, le silence, parfois; L'expression authentique, les mots trouvés au plus près du coeur, le silence qui les mûrit ou permet aux pensées parasites de se déposer (si on ne les entretient pas). En ce début 2014 je te souhaite une douce année, Nathanaël.
Erin (qui pourtant commence toujours l'année dans l'effervescence des pensées, des souvenirs)
N
Qu'importe les mots. Les chants. Les dessins. Les photos. La danse. La musique...
Si ce n'est l'expression d'un amour de la vie.
Et cet amour là il ne faut pas le chercher, mais il faut chercher et clarifier tout ce qui en nous fait obstacle à ce qu'on le trouve.
Le silence , la discrétion , pour moi font partie du chemin.
Bonjour Erin.
L
Et quels mots transmettrons-nous Nathanaël ? Toi, on le sait déjà et comme ils seront bons pour ceux qui en hériteront. Mais nous autres, les sans paroles ?
Répondre
N
Toi, une sans paroles ? Laurence !
Oui et que contiendrons les mots que nous transmettrons ?
Quant à toi je ne fais pas de soucis !
Sourire.
C
Enigmes du descendant ou légèreté de l'instant, c'est toujours beau quand tu en parles.
Répondre
N
Me voilà silencieux soudain.
Sourire Cardamone.
J
Des mots en torrent du fond de nous, des temps où seule la voix intérieure régnait, bien avant les onomatopées et les fresques sur la pierre. Ces mots là... en attendant le silence, lui-même habité. Tes mots pour ma part résonnent avec force. Amitiés.
Jonas
Répondre
N
Ces mots là sont paléolithiques, sans doute encore imprégnés de gravures rupestres. Et nous sommes juste des cueilleurs-chasseurs.
Amicalement Jonas.
E
Les mots sont comme la mer... ils nous portent, nous bercent, parfois nous menacent. De même que toute vie vient des fonds marins, nous avons nos origines dans la houle des mots, ceux de notre famille, ceux de notre tribu... A bientôt Nathanaël...
Répondre
N
Le contenu de chaque mot est une mer à lui seul.
Bonjour Eva.
P
Oui le poids des mots...
Je reste sans... mot-dire...
Répondre
P
;)
Bises Nathanaël
N
Ni maudire ... je le souhaite ?!
Bonjour Pascale.
F
Nathanaël , je suis toujours là même si mes mots restent dans l'ombre.
Je lis, je relis. Tes textes. Tes poèmes. Ils me parlent mais je ne sais parfois qu'en dire.
Merci.
Je sens que ce ne sont pas des "histoires " mais un chemin, de réflexion, de clarification comme tu l'as dit par ailleurs. La recherche d'une source, la tienne. Sache que cela nourrit ma propre recherche.
Merci encore.
Fanny.
Répondre
N
Chacun à son chemin et je suis heureux Fanny, que les nôtres se croisent ici.
Si ces textes jalonnent la route de tes lectures et que tu en humes un du regard de temps en temps c'est moi qui t'en remercie.
Bonjour Fanny.
J
J'aime cette idée de ces mots déjà habités, qui nous sont transmis avant notre vie elle même, leur contenu nous échappe, nous les transmettons à notre tour. Avant le silence définitif.
C'est ainsi que je lis ton poème Nathanaël. Et cette idée de descente vers ...
Répondre
N
Oui les mots déjà habités, belle image. Ils sont nos ascendants. Nous naissons pétris d'eux, de ceux de nos parents, une destinée pré-tracée, à nous de nous les approprier dans le temps de notre rythme cardiaque.
Bonjour Juliette.