Un monde...

Publié le 24 Janvier 2014

expo: daniel Firman.

expo: daniel Firman.

Un monde où s'abriter et ne plus obéir. Un monde sans flagrant-délit. Un monde en zone-franche comme l'étaient les églises dans le temps.

Où il n'y aurait rien à redouter. Où l'idée du mérite serait bannie.

Un monde simple, pauvre de tout cela, non plus dédié à l'applaudissement des maîtres, la vénération des mères, la gloire des Dieux.

Un monde du désentravement du collectif, agoraphobes et anachorètes main dans la main. Moines du désert de la foule.

Alors... La joie d'être; enluminée de solitude sacrée, serait enfin respiration. La rencontre deviendrait prière à l'autre dans le non-savoir où la connaissance nous porte.

Recueillement, piété, ferveur dans ce tabernacle de l'amour.

Toutes chaines perdues.

Rire et joie.

PH.

Rédigé par Nathanaël

Publié dans #ecrits

Commenter cet article
D
La lecture de ce texte m'a évoqué la Quête du Graal !
Voici le texte détourné d'une belle chanson : "Y'a que les quêtes qui sont belles et peut importe où elles nous mènent".
Répondre
N
Une quête en nous même... Et c'est bien vrai ce qui importe n'est pas le but mais le chemin. Aaah ce Graal là l'approcherons nous ?
Bienvenue aux Pâturage DOR.
H
Rire et joie, ce pour quoi nous sommes nés.

Un texte grandiose dans sa vérité.

Hélène*
Répondre
N
Et le murmure de l'eau vive sur les petits cailloux du ruisseau de tes mots qui sont aux pâturages un plaisir inaltérable.
Bonjour Hélène*
J
Un monde où l'hostilité ne serait qu'un mot sans définition, un mot versé à l'oubli. Un monde où le troc serait le don des unes pour les uns. Oui, quelque chose comme cela. Mais pas le monde d'ici, pas celui-là, trop rugueux, trop malsain, trop risqué, trop peuplé par les sangs contraires. Une nuit, viendra, la dernière où le monde dont tu parles, mon ami, viendra. Et nos rêves le suivront. Amitiés jusque là.
Jonas
Répondre
N
C'est une attente à quoi personne ne sait répondre, on touche là à la folie sous le mot d'utopie mais tu le dis celui, le mot, de rêve est plus commode et je le garde dans la poche comme un enfant y conserve secrètement sa bille ! Privilège du poète.
Amitiés d'ici à la bas Jonas.
J
Prendre le temps du désert en soi.
Répondre
N
Joliment dit Jamadrou.
E
j'ai essayé cela aussi... et j'ai pris de sacrés "rateaux" ! bonne journée Nathanaël ! :-)
Répondre
C
Je sais. J'ai un besoin énorme (et (parce que?) non assouvi!) de retrait, de solitude qui apaise, n'empêche que je suis persuadée qu'il y a dans le collectif aussi quelque chose qui fait grandir, qui libère.
Belle journée à toi, Nathanaël
N
Doux sourire.
Bonjour Eva.
C
Oui...
Une très belle vision, merveilleuse aspiration...
Mais aussi...
Un monde du désentravement de l'individualisme, vous, mes abris, mes zones franches... Libéré de cette prison étouffante du moi qui se veut méritant, des mois qui se cognent et déchirent... La force, la lumière du collectif qui brise la chaîne nombrilistique...
Alors... la joie d'être, enluminée d'amour et de fraternité, serait enfin respiration. La solitude illuminée de tout ce qui nous relie.
Deux mouvements à mêler et entremêler?
Répondre
N
Aah je suis décidément plus anachorète que cénobite ! Je comprends ce que tu dis, mais il n'est pas question dans la recherche de soi,de nombrilisme ou d'individualisme forcené, bien au contraire il s'agit de dépouiller l'égo ! Nous sommes d'accord.
Bonne journée Cardamone.
L
Bonjour Nathanaël.
Tu rêves d'un monde au fond où il n'y aurait plus de secret alors. Est-ce bien souhaitable ? Mais dit avec tes mots, tu m'en convaincrais presque ...
Répondre
N
C'est drôle que tu l'aies lu ainsi. Bien au contraire ! Le monde où s'abriter et ne plus obéir, sans flagrant délit , c'est justement le monde du secret intime . Me semble-t-il.
Bonne journée Laurence.