A contre-courant

Publié le 22 Février 2014

Pascal Pistacio, sculpteur.

Pascal Pistacio, sculpteur.

Autour de moi tous s'agitent.

Sur cette grande avenue, qui court d'un magasin à l'autre, qui rebondit d'une vitrine à l'arrêt de tram, qui téléphone fébrilement, qui parle, gesticulante, à sa voisine, qui traverse entre les voitures vociférantes, qui piétine nerveusement ici, qui s'affaire empressé là .

Culbupressés. Enturbulés. Percutalonés. Bouscutés. Chahuvariés. Pertuboulés. Brusqueversés.

Tant de foule de bruits, secoués comme des cailloux dans une boite de fer-blanc, par un enfant indiscipliné, une tête à claque.

Je suis le seul immobile, à l'abri d'un réverbère central, à l'abri du flot de folie, totalement immobile, comme le serait le mendiant à genoux, quêtant quelque silence.

Je suis le silence dans le brouhaha.

Un ilot désert.

PH.

Rédigé par Nathanaël

Publié dans #ecrits

Commenter cet article
C
Quand on est dans l'agitation, rencontrer le silence est une merveilleuse expérience. Cette sculpture avec ses vides l'illustre bien.
Répondre
C
Je n'ose rien dire (silence admiratif)
Répondre
L
Mais il faut être un roc diablement habile pour se réclamer du silence ou alors ... un ilot désert. Très belle imagerie, comme toujours !!
Répondre
J
Tu es les yeux qui se rincent de la gesticulation et qui savent comment regarder. Regarder et consolider le calme dans la tempête pour que jamais le navire ne sombre. "Capitaine, mon Capitaine..." Amitiés éclairées.
Jonas
Répondre
N
Que j'ai aimé ce film. L'excellent Robin William.
Amitiés debout sur la table.
P
Sourire...
Répondre
N
Pascale...
E
Une grande inventivité poétique, comme toujours... :-) Bonne journée cher immobile !
Répondre
N
Bonsoir ma chère Eva.
A
Pas de newsletter?
Répondre
N
Euh... Non. Sourire.
A
Je viens de faire un petit tour sur ton blog, jolies découvertes, beaucoup de poésie...je reviendrai, on se sent bien chez toi!
Répondre
A
LA!
N
Sois le/la bienvenu(e) Almanito.