Tabula smaragdina ! ¡ Hermetis Trismegisti...

Publié le 9 Avril 2014

Planche représentant une version latine de la Table d’émeraude gravée sur un rocher dans une édition de l’Amphitheatrum Sapientiae Eternae (1610) de l’alchimiste allemand Heinrich Khunrath.

Planche représentant une version latine de la Table d’émeraude gravée sur un rocher dans une édition de l’Amphitheatrum Sapientiae Eternae (1610) de l’alchimiste allemand Heinrich Khunrath.

« Il est vrai, sans mensonge, certain, et très véritable: Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d'une seule chose.

Et comme toutes les choses ont été, et sont venues d’un, par la méditation d’un: ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique, par adaptation.

Le soleil en est le père, la lune est sa mère, le vent l’a porté dans son ventre; la Terre est sa nourrice.

Le père de tout le telesme de tout le monde est ici. Sa force ou puissance est entière, si elle est convertie en terre.

Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais doucement, avec grande industrie.

Il monte de la terre au ciel, et derechef il descend en terre, et il reçoit la force des choses supérieures et inférieures.

Tu auras par ce moyen la gloire de tout le monde; et pour cela toute obscurité s’enfuira de toi.

C'est la force forte de toute force: car elle vaincra toute chose subtile, et pénétrera toute chose solide.

Ainsi le monde a été créé.

De ceci seront et sortiront d'admirables adaptations, desquelles le moyen en est ici.

C’est pourquoi j'ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie de tout le monde.

Ce que j’ai dit de l'opération du Soleil est accompli, et parachevé. »

La Table d’émeraude d’Hermès Trismégiste, père des Philosophes

(traduction de l’Hortulain)

Rédigé par Nathanaël

Publié dans #textes

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Carmen Atonati 30/04/2014 23:41

Il est question de Dieu, de l'homme, de la densité de la matière, du nécessaire retour à la terre... et chose étonnante des précautions pour séparer le subtil de l'épais (afin que le feu de l'âme ne se décompose pas dans la matière, qu'il puisse s'élever pour recommencer un cycle et redescendre ensuite ?) Je trouve ce texte très intéressant. Je ne le connaissais pas. Il est d'actualité et nous parle de notre responsabilité dans l'oeuvre de création, maintenant (le moyen en est ici).

Nathanaël 04/05/2014 18:02

Oui Carmen, je l'entends ainsi aussi, le moyen en est ici et il s'agit c'est certain de cycles.
Séparer le subtil de l'épais , réunir ce qui est épars. Le travail d'une vie.
Bonsoir Carmen.

Laurence 16/04/2014 10:41

Perdue je suis Nathanaël ;) Le sens de la destinée, de la philosophie, de la condition humaine ... ce texte m'a mise sans dessus-dessous et je ne comprends, je dois bien humblement l'avouer, ... rien. Le mystère de la connaissance reste absolument absolu pour moi ....

Laurence 16/04/2014 10:53

Ah ! Ca je comprends !! ;)

Nathanaël 16/04/2014 10:50

De nombreux philosophes, des penseurs s'y sont essayés pendant des années ... C'est un texte très hermétique ! Tu as déjà compris que tu n'y comprenais rien, ce qui est un premier pas, nous voici tout deux au même point du chemin, alors buvons, ripaillons, les pieds en l'air ! Pour cette raison au moins nous saurons pourquoi nous avons les idées à l'envers ! Ah ah ah ... Bise Laurence.

eva 13/04/2014 18:25

il n'est pas de plaisir plus grand que l'écriture à quatre mains (les pieds en l'air)... je vous laisse, bon dimanche ! :)

Nathanaël 15/04/2014 11:53

Il y a celui de boire du bon vin avec des amis, de faire ripaille, de sourire du fond des yeux, de rire à pleine gorge... Il y a la simple et lumineuse présence dont tu nous réjouirais.
Qu'importe le talent !
" Je n'ai pas de valeur, j'ai une existence " .
Fraternellement Eva.

eva 15/04/2014 10:48

C'est que, vois-tu, le talent, ça ne s'improvise pas... :-)

Nathanaël 14/04/2014 11:36

Mais non... Reste avec nous Eva, écrire à 6 mains ou plus c'est drôle aussi !
Bonne journée.

Jonas D 11/04/2014 11:09

Pour ne plus me faire marcher sur les pieds, j'ai appris à marcher sur les mains. Dans cette position où le sang me descendait à la tête, le décor m'apparut d'abord inversé, puis grandi comme par le regard du mouton qui je rejoignait le troupeau. Dans ma course à l'envers je croisais Nathanaël qui se rééduquait à marcher sur les jambes après son apprentissage chez le père des philosophes. Nos regards se croisèrent du sol au plafond et à l'inverse. Nous nous reconnûmes. Il ne restait plus qu'à dresser la table d'émeraude pour un déjeuner sur la mer. Le menu bien sûr se présenta en Hortulain que fort heureusement Nathanaël lisait maintenant. Délicieux.
Jonas

Nathanaël 12/04/2014 09:47

Ah ah ah ah ...
Ils partagèrent ainsi le pain, têtes en bas, tandis que le vin remontait leurs gosiers, assis à l'inverse, leurs regards se croisaient par en dessous. Dans ce monde sans envers ni endroit, les idées filaient droit, traçant un sillon lumineux, là, où la vérité se rencontrait. Se joignaient à eux foules d'amis, par la lumière attirés et jusque tard dans le jour la conversation d'émeraude luisait.
Amitiés ensoleillées Jonas.