L'an qui vient

Publié le 31 Décembre 2014

L'an qui vient

Allons sur la rive d'en face, celle de l'an qui vient.

Il y a un rivage de rêves, de silence et de retrouvailles.

Des rêves et l'envie brulante d'en réaliser quelques uns.

Des silences partagés avec soi-même, des silences partagés avec toi, des silences entendus, jusqu'au frémissement du temps qui ride la surface de l'instant.

Il y a des rivages de rosée, à fouler nu-pieds sans briser l'une de ces perles d'univers, délicatesse d'éternité ourlée d'à-venir.

Il y a des rivages de rires d'enfants, de cette pureté cristalline qui lave le cœur, le lave de pleurs, le lave de ses peurs, l'habille de fleurs.

Des chants d'oiseaux, le bruissement de leurs ailes, le bruissement des arbres à vent, le bruissement de ta peau à la caresse soyeuse.

Il y a des passions, il y a de l'amour, il y a de l'oubli pour oublier ce qu'il faut oublier.

Allons sur la rive de l'an qui vient, que nous la parcourions en tourbillonnant telles les étincelles du brasier qui consume la noire nuit de sa lueur brulante, de sa brulure de baiser embrasé.

Il y a un rivage de tant de rivages, qu'on ne peut tous les nommer, que chacun à le sien.

Il y a un rivage pour être toi, un rivage où l'on n'a pas plus peur, un rivage en accord avec soi-même, un rivage pour moi, un rivage pour nous.

Allons sur la rive d'en face, celle de toutes ces années à venir, ce soir traverse le gué, je suis là, à ton coté.

Viens. Allons. Soyons.

PH.

Rédigé par Nathanaël

Publié dans #ecrits

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Jonas D. 06/01/2015 16:14

Il y a sur sur le rivage d'en face des pâturages que le ciel a cousu d'ocre et sur l'herbe grasse repose un esprit éclairé qui nous donne à lire de ces mots, de ces mots... Fassent ce ciel et ces herbes apaisantes une année nouvelle pleine de toutes ces choses qui nous mènent à vivre. Merci Nathanaël pour ce texte délicieux trempé des présents de ta plume. Et une bon sang de bonne année pour toi et pour tous ceux qui t'approchent. Amitié.
Jonas

Nathanaël 06/01/2015 17:09

Quelques notes de trompette, une légère brume landaise au loin, là !
Ces rivages des contrées infinies ont tant de gués, quelques bruyères les camouflent parfois, mais les âmes sensibles toujours s'y retrouvent.
Amitié Jonas de la Lande.

Laurence Chellali 05/01/2015 22:00

C'est impossible de ne pas te suivre Nathanael avec de telles perspectives ! Ce que j'ai envie de te souhaiter, surtout, c'est une bonne traversée, paisible mais pleine de joies pour les instants à venir. Bonne année, à toi, aux tiens et à tous ceux qui te sont chers !

Nathanaël 06/01/2015 17:04

Me suivre ? que dis tu là? Mais nous sommes depuis longtemps déjà cote à cote sur ce chemin de l'au delà, de l'envers du monde, de ces contrées infinies où la sensibilité dépasse les quelques " asa " du quotidien.
Allez va je t'aperçois là, juste à quelques pas devant, attends moi que nous trinquions ! Bonjour Laurence.

Cardamone 04/01/2015 20:24

Merci pour ce texte magnifique, et de donner envie de l'an qui s'ouvre.
Avec tous mes meilleurs voeux

Nathanaël 06/01/2015 17:00

C'est par ailleurs, et par hasard.. Que mes vœux se sont inscrits pour toi, Cardamone. Certainement en as tu été averti par quelque mage webféerique.

Frieda 03/01/2015 16:32

Bonjour Nathanaël
Je viens te déposer mes vœux les meilleurs pour l'An qui commence
Bisous amicaux depuis le Cameroun
Frieda

Nathanaël 06/01/2015 16:59

Je prends mon bâton de pèlerin, chausse mes tongues ( que l'on appelle aussi " des sans-confiance") et m'en vais sur les chemins te présenter mes vœux chez toi au Cameroun, pays de mon enfance.