Chairs.

Publié le 30 Mars 2015

empruntée à la toile

empruntée à la toile

Tant de chairs,

se croisent se frottent se frôlent s'agitent se percutent.

Tant de chairs,

dans un brouhahahaha dans un brouhablablablabla,

gigotent en gigots de vêtements, en paravents, bêlements, en parachutes en but de culbutes.

Tant de chairs,

en bruit d’essieux cramés, d’aisselles suées, de tôles froissées, de rides rouillées, de décibels affolées, de rimmels coulés, de silicones collés,

s’agglutinent s'imaginent se fascinent s'hallucinent.

Tant de chairs,

s'affairent s'affaissent s'affublent s'affabulent s'obnubilent somnambules s'omnivorent.

...

Et moi je suis pareil à elles.

...

Mais où sont passées nos âmes ?

PH.

Rédigé par Nathanaël

Publié dans #groumph

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Hélène* 08/04/2015 01:46

Elles sont là dans la moindre parcelle de vérité, elles se tiennent au bord de nos cils avec leur infini regard de compassion.

Hélène*
merci pour ces mots

Nathanaël 08/04/2015 08:57

Un infini regard de compassion, c'est bien le moins qu'il nous faille... Bonjour Hélène*

Jonas D. 06/04/2015 15:05

Nos âmes, mon ami ? Elles sont ici, intactes, au creux de cette chose maladroite et prétentieuse qu'on nomme la chair. Planquées, tentant plus qu'à leur tour de se faire oublier, mais elles sont là, elles portent un regard circulaire sur le monde et se disent que si la chair, tant de chair, ne les protégeait point, elles n'auraient de leur vie d'ici que supplices et mésaventures. Alors pour tromper leur anxiété, leur folle terreur, elles envoient chair aux remparts, se caresser ou se cogner à d'autres chairs, se vautrer sur d'autres peaux odorantes ou malhabiles. Et, ainsi tapies au donjon, elle apprennent... Noël soit ton texte, cher Nathanaël, car il y a tant de précision dans ses mots. Merci. Amitiés du dedans. Jonas

Nathanaël 08/04/2015 08:55

" Bien " parce que " Bine "... A part tur-Biner, ou remarque il y a aller "biner" un jardin de mots, passer la charrue de la pensée aux sillons de nos idées et laisser pousser quelques folles pensées des champs buissonniers ...

Nathanaël 08/04/2015 08:52

Oui tu as bien raison.
Un moment de pesanteur cette écriture ci, un regard alourdi, de centre ville, un samedi après-midi ! De quoi terrasser quiconque à la peau frémissante et au regard ouvert. Mais il y a pire : la queue aux caisses des supermarchés ! Heureusement je n'y met jamais mon âme... C'est au dessus de mes forces. Bine le bonjour mon ami Jonas.

eva 01/04/2015 08:36

...sur le seuil de ton billet suivant... les âmes... elles se cherchent, elles se perdent... elles sont restées à la porte... refusant la lumière...

Nathanaël 01/04/2015 16:44

Il y a toujours un parallèle tu as raison Eva, et souvent aussi une sécante... cela natte le tissus de la vie. Et les rapiéçages en sont les cicatrices. Bonjour Eva.

Pascale 30/03/2015 17:29

Comme à chaque fois, tu trouves les mots pour dire... l'indicible, l'intouchable, l'impossible... ce que l'on effleure à peine... avec nos confus questionnements

Amitiés Nathanaël

Nathanaël 01/04/2015 16:45

Est ce que je rougis ? Allez oui un peu ! Merci de ta visite, je viendrai bientôt par chez toi te remercier quand même :-)
Bonjour Pascale