Les mots de silence

Publié le 20 Avril 2016

photo : Gilles rémus

photo : Gilles rémus

Des mots qui partent puis reviennent, valsent, s'embrassent et s'embrasent, finalement s'éteignent en silence partagé. Doux brasier au coeur de la noire nuit.

Des anges, une libellule, un pachyderme, des ailes palpitantes, des plumes, des séquelles, les années passent, qu'il est loin l'âge tendre, nul ne peut nous entendre.

D'un hier enluminé du souvenir de nos jeunes années, s'évanouit entre les charmes, s'en va dans un soupir de résille abandonnée, de tulle emporté dans le vent des lilas.

Je connais le mouvement des hanches de tes mots, ton parfum et ton rire qui riment en poésie, au baiser de ta bouche une ronde de saveurs. La main qui couche tes mots, me couche à nouveau.

J'aurais gouté ton ambroisie, d'un silence consacré, puis fuir, reprendre les plumes et en faire un refuge, à l'idylle désertée, au toucher orphelin de toi, de ta peau, au silence miraculeux, au partage secret.

Des mots qui partent puis reviennent, un tango de mille mots, et le silence en refrain, en mille faims. Le jardin du silence de nos amours anciennes, les mots superflus.

Peut-être ne fera t-on jamais ce pas de deux, de trois et de tant de...Un caprice hasardeux, l'Orphée solitaire, Eurydice... Il vaudrait mieux que l'on s'égare, entre deux souvenirs, incertains, comme on rêve d'un instant d'autant plus vrai qu'il brule, un instant qu'on a pas et pourtant c'est le seul.

Aimer d'un amour de pure perte.

A jamais.

PH.

Rédigé par Nathanaël

Publié dans #ecrits

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Libellule 08/05/2016 19:13

i ... Toujours... et à jamas...

Pachyderme 08/05/2016 19:27

abcdefgh jklmnopqurstuvwxyz.