Tzigane endiablée

Publié le 1 Mai 2016

Tzigane endiablée

Pousse le vent sous la feuille,qui l'emmène au firmament.

Volette petite, qui pour l'oiseau se prend,

lorsque d'elle la rafale s'éprend ; d'ailes se pense dotée,

loin de sa branche,  de coté elle penche,

petite feuillette, tourbillonnant, papillonnant,

découvre le monde de haut en bas,

et dans la fente du mur empierré

soudain se coince, vibrante,

chantant un effarouchement,

au lierre montant, s'accrochant

contre les embardées ventesques.

Avril disparait, tandis que Mai,

de toute ses couleurs de printemps,

paré, annonce l'été.

Les nuées s'éloignent au mistral attachées

quelques gouttes claquent la petite effrontée,

sur son mur maintenant emmelée,

au feuillu cramponé,

et qui son bonheur ne cache pas,

de se croire tamtam, tambour et autres timbales.

Ainsi va la vie,

et la tourterelle,

mon amie,

la Turque,

me fait sa roucoulade,

reclamant ses graines,

sous l'arbre d'où venait,

la petite feuille qui se prenait,

pour une tzigane endiablée.

PH.

Rédigé par Nathanaël

Publié dans #ecrits

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Jean-Pierre Tondini 10/06/2016 10:16

Mais quel bonheur ces mots qui se répandent... Cette poésie qui est la tienne a une couleur dorée. merci pour ces mots Nathanaël ! Amitiés

Nathanaël 13/06/2016 10:37

Cette dorure se répand sous ma fenêtre, je ne fais que la décrire, ce sont des mots de plumes et de feuilles ventées.
Amitiés ami Jean-Pierre.