Quelques pas.

Publié le 10 Janvier 2017

Quelques pas.

Elle a des mots friables comme des ailes de libellule.

Des mots qui s'envolent, et vous font au passage un vacillement d'âme.

Dans le jardin du silence, ils tintent encore, de toute leur transparence, de toute leur présence.

Mais toute cette beauté n'est rien.

De cristal, aigus, certains mots sont pics à glace et sa nature belliqueuse, aigrie, absolu-ment dépitée, ressurgit à la moindre contrariété.

Ceux qui restent sont ses derniers mots, des mots pour faire mal. Des mots affolés, de douleur, de rancoeur.

Des mots qui m'ont frappé, de stupeur, de malheur.

La tristesse de cette énième fin écorche mon être d'une blessure interminable, c'est par celle ci qu'elle s'est faufilée en moi, par celle ci qu'elle est ressorti, c'est ainsi.

Fêlure insondable.

Radicale, absolue. A la folie nulle délicatesse et même si elle  s'en réclame, l'animal est carnassier.

Elle a bien du travail sur les chakras avant que de toucher à la grâce, l'infinie grâce que d'accueillir l'autre.

C'est quelque chose d'inespéré.

Notre sourire parfois nous coute une fortune.

Quant à moi, je vais aller faire quelques pas, c'est aussi simple que ça.

PH.

Rédigé par Nathanaël

Publié dans #Ecrits

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J
J'oubliais... Cet éléphant... Quelle élégance, quelle grâce.
Du coup le complexe de mes grandes oreilles s'estompe un peu.
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J
Des mots comme une plaie par laquelle goutte un peu de sang. Il y a de ces mots qui tuent. La plume et l'épée... Le verbe est une arme terrible pour qui veut l'utiliser à faire mal. C'est facile de formuler reproche, cynisme, méchanceté, médiocrité. Plus difficile est l'exercice de poétiser le chaos d'ici habité de mauvaises intentions envers les autres. Oui, il y a des mots qu'il vaut mieux ne pas entendre, ne pas écouter. Car tu l'écris si bien, le sourire en retour peut nous coûter une fortune. Pourtant quand on aime on ne compte pas, diraient d'aucuns. Alors, sur ce coup-là, je vais faire quelques pas avec toi. Amitié et oxygène.
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N
On a qu'une vie pour aimer dit Bobin... La tristesse me vient de celles et ceux qui ne savent point aimer. Ceci-dit aime t'on jamais suffisamment bien ? Allons faire quelques pas que nous en devisions ami Jean Pierre ! Bien le bonjour.
E
Poignant...
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N
Le bonjour Eva.
J
oui, trace ton chemin.
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J
Oui Nathanael Bonjour bonne année belle et bonne grande route faite de lacets ensoleillés, que ton cheval d'acier t' ouvre la porte de la quintessence : celle de la vitesse du vent.
N
Bonjour Jamadrou.