Accepterais-je de mourir un peu ?

Publié le 17 Décembre 2017

Accepterais-je de mourir un peu ?

Je suis celui qui brule.

Ordalie, ma vie.

En mettre sa main au feu,

son corps,

en guise de bonne foi.

Être à Feu et à Sang.

*

Je suis celui qui brule.

A l'épreuve de la fièvre,

m'allume, m'embrase, me consume,

incendie de vie.

*

L'impatience,

est la joie.

Feu de joie.

*

La concupiscence,

est la flamme elle même.

Feu de Soi.

*

La conscience,

est la lueur.

 Feu,

dans la nuit de l'âme.

*

L'amour infini,

Feu de paille.

*

Accepterais-je de mourir un peu ?

me conformer, ne point déranger,

taire le feu.

La vivace brulure,

la brulante ardeur,

Vivre à petit feu.

*

Ce Feu est mon secret,

mon écart de solitude,

ma marge aux autres,

ma phosphorescence.

*

Mais l'enfer,

serait-il

de ne  point,

bruler ?

*

Accepterais-je de mourir un peu?

PH.

 

 

 

 

Rédigé par Nathanaël

Publié dans #ecrits

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J
Vivre sans feu équivaut à se vautrer sur le glacé des cavernes, nus, terrifiés par le tapis d'étoiles qui la nuit s'allument sur le ciel. Ce feu nous habite aussi, nous dévore parfois si tant qu'on en décrocherait les étoiles. Amitiés (des enfers)
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C
Ah! garde ton feu! "Le feu est l'ultra-vivant. Le feu est intime et universel. Il vit dans notre cœur. il vit dans le ciel. Il monte des profondeurs de la substance et s'offre comme un amour." Bachelard
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J
la résignation serait mourir à petit feu.

Brulantes fêtes PH.
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