Encore.

Publié le 20 Juin 2013

Encore.

Combien de fois, alors que je n'étais qu'à quelques centimètres d'un être humain, m'a t-il semblé à des années-lumières.

*

J'ai 45 ans et des poussières, 45 c'est pour la carcasse et les poussières c'est pour l'âme.

La surface de ma vie est normale, je parais assez adapté, mais à l'envers du monde je suis...

Parfois cela surgit et ricoche comme un galet farceur qui trouble les apparences, je bondis dans les cœurs, me fait une place à coté de mes amis, les prends par la main, rompt l'ordinaire, fracture le quotidien, les rejoins où c'est le moins fréquenté, à peine, sur la pointe des pieds, et ça suffit comme cela.

Un regard posé à l'invisible entrebâillé et l'univers, un instant, a du sens.

*

Nous vivons dans des villes, des maisons, des familles, des métiers, si peu les habitent.

Nombreux n'en sont que les parois, si collés à leur rôle, identifiés, qu'ils en sont devenus la scène.

*

Le lieu où nous vivons en vérité, n'est pas un lieu, le lieu où nous vivons c'est celui où nous espérons. Encore et encore.

PH.

Rédigé par Nathanaël

Publié dans #ecrits

Commenter cet article
C
Que j'aime tes mots et la sensibilité qui les font frémir!
Répondre
E
heu... je crois bien que c'est la même chose pour moi... sauf que je suis bien plus vieille que toi ! ce doit être une impression qui ne quitte jamais ceux qui la ressentent...
Répondre
N
Pourvu qu'elle ne nous quitte pas Eva. C'est une faculté, et même si la myopie parfois attire, rejoindre la masse, je demeure sur le bord du monde.
Bonne journée et merci de ton passage.
F
Si le seul lieu où nous vivons est l’espérance qu'en est-il de la vie dont on se satisfait parce-qu'il n'y a rien d'autre à espérer ? Ce qui n'espèrent rien sont-ils donc cantonnés à leur jeu de rôle, devrais-je dire de dupe où tout n'est qu'image, paraître et manque de profondeur ?
Répondre
N
Peut-être même pour certain est ce un espoir que de ne plus en avoir ?
Bise ma Fidji.
J
Texte sublime, grisé par la profondeur de ton âme, ce lieu ou tu te permets toute les fantaisies de l'esprit. Là, le partage est immense. Oui, Nathanaël, le lieu où nous vivons, notre véritable patrie, c'est bien le champ de nos rêves de nos fols espoirs, et c'est drôlement bien ainsi, car la matière qui n'est que poids et douleurs, ne nous offre pour ce sacrifice à peine trois instants de volupté, et encore, pour les plus amoureux d'entre nous. Amitiés.
Jonas
Répondre
N
Je sais que nous nous comprenons mon ami Jonas, et je m'en réjouis.
Bonne journée à toi.
L
A l'envers tu es, remarqué j'avais...Ce qui te donne une vision des choses très personnelle et incisive. Merci du partage, Nathanaël.
Répondre
N
Bonjour Louv' !
A l'envers est une région d'Opalie aussi, je le sais.
Belle journée à bientôt chez toi.
P
"Le lieu où nous vivons en vérité, n'est pas un lieu, le lieu où nous vivons c'est celui où nous espérons. Encore et encore."
Comme ton texte ressemble à s'y méprendre à ma réflexion !
Sans que j'aie eu le talent pour l'exprimer ainsi...
Beau weekend... Quand même... Dans ce lieu où tu n'es pas
Répondre
N
Bonjour Pascale !
Encore et encore là ou ailleurs ... Espérons.
Bonne journée à toi.
L
Ces réflexions te ressemblent bien, et c'est d'ailleurs ce que tu fais souvent ici , que de nous offrir subrepticement une pensée qui nous touche à l'intime, par surprise souvent !
Bonne journée Nathanël.
Répondre
N
Hey Lau ...
Heureux de te toucher à l'intime pensée. A l'émotion juste.
Bonne journée à toi itou.
H
Au cœur, au centre, "en"... Se savoir partout et intensément ici. L'amour permet l'enluminure de l'être.

Merci Nathanael pour ces belles réflexions!

Hélène *
Répondre
N
Bonjour Hélène !
la vie est lumière nous sommes d'accord.
J
Ça faisait un moment Nathanaël, que tu ne postais plus ?! Mais je constate que tu restes sur la même ligne, prés de ta source .
Passe une bonne journée et merci de cette pensée fort juste comme de coutume.
Répondre
N
Bonjour Juliette !
Oui moins de post, plus de rosé, c'est l'été !
Merci de ton passage.
F
J'aime, Nathanaël , cette idée qu'être adapté c'est jouer un rôle. Le tout est d'en être conscient.
Et c'est bien vrai qu'il y a des êtres qu'il est difficile de " joindre " ... Quant à l'espoir rien n'est moins vrai : il fait vivre.
Répondre
N
Bonjour Fanny !
Le tout est d'en être conscient oui ... Tout est dit.
Belle journée.