Jour sombre.

Publié le 24 Mars 2013

Jour sombre.

Photographe :

Laurence Chellali

Sensibilité 1000 asa,

photo au grain du regard,

et toucher peau de pêche,

contrastes d'orages,

flous de fous,

savoir-faire précis,

et objectif de velours,

et toujours une poésie,

toujours une histoire...

J'aime.

Cet article est un DUO, vous le retrouverez chez Laurence que je vous invite à visiter.

Cliquez sur la photo

pour la savourer.

Jour sombre.

Rédigé par Nathanaël

Publié dans #ecrits

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Nais' 30/03/2013 12:16

Bonjour Nathanaël !
La photo est magnifique et fonctionne parfaitement avec le texte... Je sens sous ces mots une envie folle d'écrire, de lire, de jouer avec les mots. Et c'est très beau !

Nathanaël 01/04/2013 16:54

Oui une envie assez contrariée en ce moment. Merci de ton passage Nais'.

Cathy 28/03/2013 12:49

D'un igloo comme celui-ci je veux bien, Nathanaël... Les mots apaisent les maux et préservent du froid d'un hiver qui n'en finit pas... Quelle jolie "couette" brodée de votre plume... Associée à cette photo, l'ensemble est séduisant.
Bonne journée,
Cathy.

Nathanaël 29/03/2013 19:26

Merci Cathy, Cet igloo là, vous en avez les plans de construction aussi, et toute la literie qui va avec... A bientôt à l'endroit allant vers vos vers.

Fidgi 28/03/2013 12:14

Une descente douloureuse au coeur de ce soi souffrant et seul, que le chemin peut être dur parfois...J'espère que tu sens que je suis juste derrière toi pour le cas où tu trébucherais...Même si tu sais mieux tomber et te relever que quiconque,..

Nathanaël 29/03/2013 19:22

Où je mesure qu'on se connait un peu tous les deux... Jtm ma Fidji.

Fanny 28/03/2013 09:38

Nous avons tous envie d'un igloo comme celui ci.
Mais Nathanaël, pour quelqu'un qui perd ses mots, je trouve ceux là sacrément bien trouvés, un peu paradoxal non ? Ou alors le début ou la fin de la mauvaise passe ? La photo de Laurence est superbe, lourde d'émotion ! Je comprends la sensation de Jonas aussi.
J'espère que tes mots reviendront vite car ils me manqueraient. Bonne journée.

Nathanaël 29/03/2013 19:21

Ce qui est bien avec ce genre d'igloo Fanny, c'est que tout le monde peut s'en faire un , quand il veut et même s'il fait beau dehors !
Merci beaucoup de ton pertinent et très gentil commentaire.

Jonas D. 27/03/2013 23:52

Tout est dit ou quasiment, dans ce texte poétique en diable où le mot a sa place sous la couette quand il est à sa place au bout du doigt. Oui, par un sombre climat, se blottir, sous cette magique image de Laurence, là tout peut arriver, y compris le bonheur.
J'ai pensé aussi... "Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Echevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »"

Hugo (La conscience)

Va comprendre...

Merci à tous les deux, j'irai me promener chez elle.
Amitiés
Jonas

Nathanaël 28/03/2013 09:01

Le poids de ce ciel sombre, lourd de culpabilité, l’œil de Caïn ? Le poids du monde, et entre-deux, la conscience écrasée. Déchirure de lumière.

Et lui restait lugubre et hagard. « Ô mon père !
L'oeil a-t-il disparu ? » dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : " Non, il est toujours là. »
Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Caïn dit « C'est bien ! »
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre
Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,
L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn.
Hugo - la conscience -

Mais tu le dis, mon ami, là tout peux arriver, même le bonheur.

Cardamone 26/03/2013 23:21

C'est magnifique, prenant en profondeur, happant. Et comme Juliette j'adore ce vers "bâtir un igloo de mots, de pages, de livres"

Nathanaël 29/03/2013 08:11

Incantatoire, c'est le mot sur le bout de la langue que je cherchai hier, incantatoire.

Nathanaël 28/03/2013 08:53

Dans mon igloo de livres, parfois je ne lis même pas, je regarde le monde à travers le diaphane de la page, et les mots en contre-jour font un bruissement de feuilles mortes emportés par le vent du jour. Doucement.
Merci Cardamone, Cardamone ce nom roule-coule sous la langue comme une formule magique, merci de ton passage.

Hélène Carle 26/03/2013 23:02

... juste le relire et, se taire.

Hélène*

Nathanaël 28/03/2013 08:48

De mon igloo, j'ai tout juste ouï le délicat du pas de ta lecture.

Frieda 26/03/2013 12:24

Bonjour Nathanaël
Cette image me rappelle le film "Le jour d'après"
mais au delà du grand nuage noir...
La source de lumière intacte et maintien
la vie et la liberté des oiseaux
Douce journée à toi
Frieda

Nathanaël 26/03/2013 16:44

Post apocalyptique... Vivement le jour du jour du jour d’après. J'ai mon igloo, mais tu le sais je préfèrerai la rive de la Bénoué, adossé à un ballot de coton, surveiller du coin de l’œil mes potes les hippo...
Douce journée Frieda, tiens je vais venir réchauffer mon africaine carcasse chez toi.

eva 25/03/2013 19:57

tout est parfait... La photo de Laurence, son site, tes mots (ceux décrivant la photo, et ceux l'accompagnant)... oui, tout est bien...Dommage que "s'englue le pas de mes jours"...
Bonne soirée Nathanaël.

Nathanaël 26/03/2013 16:34

Oui s'englue... Sang de glu, qui colle m’a-colle macule m'accule et je patauge pachyderme sans ailes. Un rayon de soleil, un seul, et que tout ça sèche, craquèle, et je m'envole, un seul ! Bise Eva.

Laurence 25/03/2013 15:33

Ah ! Nathanaël j'ai loupé notre rendez-vous !!! Je n'avais pas vu que tu avais mis notre Duo en ligne ! Malheur ... Jour sombre décidément ... Mais éclairé par ton magnifique texte dont je suis si fière d'en avoir été l'inspiratrice par le truchement de cette photo. Que dire ? Un grand, un immense merci d'avoir su associer des mots comme toujours justes et excessifs comme je les aime.

Allez, faisons alors durer le plaisir et je mettrai sur mon site cette semaine notre belle collaboration. Le rendez-vous n'est pas loupé, il est juste prolongé ...

Nathanaël 25/03/2013 16:47

Aaah ces italiennes ! Cela fait partie de votre charme et comme tu le dis, cela fait durer le plaisir, et quel autre plaisir plus fort que l'attente d'ailleurs ?
Que j'aime voir une photo de toi, à toi, ici !
Merci.
Bise Laurence.

Sagine 25/03/2013 12:11

Non, non, ne pas se recroqueviller ! aller lire plutôt (ou écouter) toutes les poésies sur le printemps qui éclosent sur internet. C'est un peu comme la danse de la pluie... mais pour le printemps. Observer la nature qui revit (entre les averses j'en conviens) et les mots viendront tout seuls.

Nathanaël 25/03/2013 16:42

La danse de la pluie pour le printemps... J'aime cette phrase, elle suscite des images de danses enguirlandées fleuries pour que vienne le temps renaissant. Mais il faut le temps de la germination...
Merci Sagine de ton passage.

jamadrou 25/03/2013 11:02

Dans cette photo il y a un ruban lumineux, des oiseaux...
Tes mots interprétation de la musique de ce cliché en ont fait une complainte belle triste et lancinante
Nathanaël tu as déambulé dans mes champs aussi je me permets ici de déposer ma propre interprétation.
Dans ce paysage je vois une forme
forme allongée, colline pointée
elle touche le sombre
comme pour l'éclater
cette forme respire le ruban de lumière
à son réveil l'air sera doux
le ciel clair l'horizon nettoyé
Cette forme s'appelle Vie.

Nathanaël 25/03/2013 16:40

Tout le tableau ( la photo ) est vie, le sombre aussi. Il n'y a pas d'opposés selon moi, et c'est au deux qu'il faut adhérer. Mais c'est vrai que l'on a tendance à préférer la lumière !
Bonne journée Jamadrou.

Juliette 25/03/2013 07:45

La photo est splendide, elle illustre parfaitement tes mots, encore qu'une lueur d'espoir, les oiseaux, l'anime, comme d'ailleurs ton refuge: ton igloo de livres ( j'aime beaucoup ) .
Il y a de ces moments où rien ne vient, rien n'est concédé comme tu le dis !
Patience...
Bonne journée Ph... Nathanaël, oups.
J'irai visiter Laurence.

Nathanaël 25/03/2013 16:37

Bonjour Juliette, rien n'est concédé et il me faut patience garder. Vu le temps l'igloo ne risque pas de fondre lui...