L'infâme que j'aime.

Publié le 25 Septembre 2012

Auteur : inconnu

Auteur : inconnu

Car c'est mon honneur, ma douceur,

ma force, ma tendresse, ma douleur,

tout cela je l'ai mis en toi,

je me suis ruiné de moi,

j'ai donné mon abdication,

et ces derniers jours d'amour sans précautions

me préparaient à toute ma désolation.

Tu as ce coeur profond d'amour comme un abyme

et au fond une âme jouissante au crime,

qui me laisse la dépouille de mes jours.

La grandeur de ce mal où tu es savante,

quand bien même et malgré à toi, absente,

me saisit d'une grande épouvante,

ne me laisse qu'une vie défaillante.

Et la meute de ces démons enragés,

qui sans cesse assiègent mon esprit humilié,

que je doive rameuter tous mes bouchers,

pour te sauver, toi infâme à qui je suis lié,

car comme la bouteille à l'ivrogne,

je suis à toi sans vergogne,

comme le forçat à la chaine,

je suis à toi, inhumaine.

Maudite sois tu,

je ne t'en aime que plus,

j'y ais même trouvé un bonus,

un amour prédestiné d'élus.

Oui j'y ai vu le bon, le meilleur,

à notre destin, désormais notre délice,

nous sacrifions toute rancoeur,

et ressuciteront nos amours de ce supplice,

Nous abolirons cet esclavage maudit,

de ceux qui nous ont privés de nos cieux,

la pureté n'a jamais déserté nos coeurs, mieux,

toi et moi le savons , elle en était le lit,

serments, parfums, infinis baisers,

de ton corps chaque parcelle retrouvée,

et ton âme enfin à la mienne reliée,

nous sommes l'un à l'autre à jamais.

PH.(2009)

Rédigé par Nathanaël

Publié dans #textes

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Jacques 13/11/2012 01:01

Voilà qui est drôlement bien ficelé ... Pas gai tous les jours non plus !

Nathanaël 13/11/2012 07:32

Si la vie ne t'as pas arraché le cœur, c'est que ce n'est pas la vie... C. Bobin

Juliette 05/11/2012 19:37

Que dire ? ça me touche ...