Ode à la passante

Publié le 21 Novembre 2012

Photo: je recherche ...

Photo: je recherche ...

Même l'oiseau se met au repos, ses ailes dans le dos,

Le nuage s'amourache de quelques cimes, s'y effrange de quelques langueurs,

L'eau s'entourbillonne au creux du rocher, pose parfois son lac, son étang,

Le rêve prégnant, même lui, échappe aux ténèbres et s'effiloche au long de la journée, voire s'attache et change une vie,

La nuit et le jour se font amants, incessamment, à chaque crépuscule, à chaque aube,

La roulotte brinquebale la route, cahote le chemin, s'entiche parfois de la clairière,

La tsigane croise le bâtisseur, alors se tisse un destin de quelques chansons,

Le feu lui, anime bien des coeurs ardents, des volcans soupirants,

Le bateau a ses ports, ou comme l'océan ses iles, ses criques,

Le ciel, le ciel bien sur, est suspendu à ses étoiles,

Les anges posent leurs plumes, vont boire quelque nectar terrestre, pour se consoler,

Les akènes tourbillonnent au vent du monde puis trouvent leur branche,

Et les arbres et leurs racines ... j'y reviendrai,

J'ouvre mes bras, prête mon épaule à la passante épuisée de trop passer.

PH.

Rédigé par Nathanaël

Commenter cet article

eva 06/02/2013 09:52

C'est que celle-ci... ce n'est pas une passante, c'est une errante... elle ne demande qu'à se poser (comme la libellule !)

Nathanaël 06/02/2013 09:56

Quelle perspicacité ! ou je préfère quelle intuition... Eva chapeau bas car il y a de l'idée dans ce propos.

Pierre 27/11/2012 19:38

Celui ci fait rêver, il a quelque chose d'universel, comme le dit Jonas.

Nathanaël 28/11/2012 08:56

Vous êtes d'accord avec Sylvie aussi , qui me disait en aparté fort joliment, que la vocation du poète est de faire de l'universel avec de l'intime , elle parlait de Rimbaud ou Baudelaire cela va sans dire.

Sylvie 27/11/2012 16:27

mais je ne peux la retenir ,elle passe ,et mes bras se referment sur le vide me laissant à jamais son parfum , seul trophée , du temps qui est passé .

...la description de l 'instant est bien rendu ..Parfois il suffirait de presque rien pour que tout commence ....C est très beau

Nathanaël 27/11/2012 17:51

Sylvie, c'est une fête de te retrouver là ! Garde moi au secret de toi.

Marie 23/11/2012 22:12

jolie composition.

Nathanaël 24/11/2012 09:01

Merci Marie, connaissant un peu votre magnifique travail, je suis flatté.

Nais' 23/11/2012 20:18

Cette passante semble bien séduisante... Ça doit être dur de toujours passer justement, quel altruiste qui lui offre un peu de réconfort !
Bises, belle soirée et bon week-end !

Nathanaël 24/11/2012 09:01

Oh il y trouvera bien un réconfort aussi, non ?

Fanny 23/11/2012 12:10

Et bien je n'étais pas passée depuis quelques jours, là j'aimerai être une passante justement, si vous me le permettez ... Comme le dit Jonas, il y a une dimension " autre " , je ne trouve même pas le mot .

Nathanaël 24/11/2012 08:59

J'aime bien le silence.

Esclarmonde 22/11/2012 14:02

Je vois ce joli texte comme un hymne à la vie et un appel à profiter de tout ce qu'elle nous offre y compris les plus simples qui sont également les plus extraordinaires finalement... A bientôt

Louv' 21/11/2012 19:59

Je suis sans mots...tellement c'est beau ! Que dire de plus ?

Nathanaël 22/11/2012 08:30

Et moi un seul louv' : Merci !

Jonas D 21/11/2012 19:04

Excellent. Superbe cliché. La passante, celle qui nous fera rêver à jamais, furtive, innocente, unique et multiple, la nôtre et la leur... Mais ton texte, c'est bien plus que cela, bien plus qu'une passante sur le rail de cette vie, C'est une envolée vers des territoires que seuls nous connaissons, des contrées intérieures avec vue sur l'infini.
Merci pour cette belle chose !
Jonas

Nathanaël 22/11/2012 08:29

Merci à toi Jonas de ton appréciation, "des contrées intérieures avec vue sur l'infini", oui ce sont nos territoires.

Juliette 21/11/2012 18:23

Et puis l'illustration est magnifique !

Nathanaël 22/11/2012 08:26

Bonjour Juliette, toujours ravi de vous retrouver, votre fidélité m'honore.

Juliette 21/11/2012 18:22

C'est fluide et puis il y a cet oasis des bras offerts, je le ressens.